| Centenaire - The Enemy
Clapping Music / CLAP012 / LP + FREE MP3 / 9.99€
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Formed in the early days of 2006 by three semi veterans of the indie rock and electronic music underground in Paris (Damien Mingus aka My Jazzy Child, Aurélien Potier, Axel Monneau aka Orval Carlos Sibelius) somewhat tired with the electric sound, Centenaire initially dreamed itself as a chamber folk trio, playing acoustic guitar, charango and cello… First and foremost for pecuniary reasons (and rehearse at home, drinking tea), then for the artistic crave of playing hide-and-seek with the complex schemes of baroque music, silence, the Penguin Café Orchestra, Yes, Delta blues, Pentangle, Mark Hollis or, in a simpler manner, to tell tell-tale stories directly from mouth to ear. After having initiated the hype of home concerts, Centenaire put on weight with the arrival of multi-instrumentalist Stéphane Laporte (Domotic), of a drum mini-kit and of an electrical organ, and considerably extended its musical grammar (from Sonic Youth to Tortoise) with every new retreat to the countryside.
Now comes The Enemy, and you can hear clearly that the boys in the band went deeper into the forest. They wandered in quiet, silent glades, met with strange trees with weird ramifications and beds of electrical brambles: in seven tracks and half an hour of music produced with the help of sound engineer extraordinaire Miguel Constantino (Papier Tigre, Talibam) and mastered by Alan Douches (Animal Collective, Sufjan Stevens, Mastodon...), Centenaire bring in mind at different moments the celestial pop of The Beatles or The Sea and Cake, Elliott Smith’s tetchy folk music or This Heat’s storms of steel. Here and there, a sequel of chords will remind you of Yo la Tengo, a vocal line will evoke the Canterbury School of progressive pop. Yet the most important questions remain: is it soft or violent music? Trivial pop or sheer melancholy? It’s hard to say; just as hard in fact as it is to attach Centenaire to other musical scenes, both in France and abroad. One sure thing, though: whether the music is acoustic, electric or electronic, nothing frightens them.
So don’t believe Centenaire when they sing « I found a way to be like you » : they’re just not alike any other band in the World.
Formé dans les premiers jours de 2006 par trois briscards de l'underground rock et électronique parisien (Damien Mingus aka My Jazzy Child, Aurélien Potier, Axel Monneau aka Orval Carlos Sibelius) un brin fatigués de la fée électricité, Centenaire s'est initialement rêvé comme un groupe de folk de chambre. D'abord par souci d'économie (pour pouvoir répéter à la maison, autour du thé), ensuite par envie de jouer à cache-cache avec les schémas complexes de la musique baroque et le silence ou, plus simplement, de raconter des histoires directement de la bouche à l'oreille. Après avoir initié un temps la mode des concerts en appartement, Centenaire a pris du poids avec l'arrivée de Stéphane Laporte (Domotic), d'un mini-kit de batterie et d'un orgue électrique et a considérablement augmenté sa grammaire (de Sonic Youth à Tortoise) au fur et à mesure de mystérieuses retraites dans les profondes campagnes de Navarre. Là bas, le soir venu, ils se retrouvent autour d’instruments de musique de toutes sortes – charango, violoncelle, percussions, claviers, basses, mais aussi coquillages, tuyau, tout et n’importe quoi. La façon dont ils les empoignent donne l’impression d’entendre des archéologues ou des pionniers.
En 2006, un premier album éponyme avait commencé à documenter l’expérience. La pochette reproduisait des figures animales (chouette, loup, sanglier) et beaucoup de feuillage. A l’époque dans ce même exercice biographique on évoquait le Penguin Café Orchestra, Yes, Pentangle ou Mark Hollis. Depuis cet épisode, le groupe tourne d’arrache pied à toutes les époques de l’année, ils étaient présents à la dernière Route du rock après avoir roulé leur bosse en Espagne, en Italie, en Belgique, au Luxembourg. A chaque étape, les musiciens ont su capter leur auditoire par leur capacité à maîtriser le silence et le bruit blanc, les chuchotements et les cris, le chaud et le froid.
Aujourd'hui sort The Enemy, et Centenaire s'enfonce encore plus profondément dans la forêt, traverse de paisibles clairières silencieuses, croise des arbres aux ramifications étranges, et quelques massifs de ronces électriques. En sept titres et trente minutes de musique, réalisées avec l'aide de Miguel Constantino (Papier Tigre, Talibam) et masterisées par Alan Douches (Animal Collective, Sufjan Stevens, Mastodon...), Centenaire évoque tour à tour la pop céleste des Beatles et de The Sea and cake, le folk inquiet d'Elliott Smith, les orages d'acier de This Heat. Ici et là, une suite d'accords rappelle Yo la Tengo, une ligne de chant renvoie à l'école de Canterbury. S'agit-il d'une musique douce ou violente ? Légère ou mélancolique ? Difficile à dire. Difficile, également, de raccrocher la musique de Centenaire à une quelconque scène française ou étrangère. Une chose est sure, l'acoustique, l'électrique, l'électronique: rien n'effraie vraiment Centenaire.
Alors n’allez surtout pas croire ces types quand ils chantent en ouverture de leur disque: “I found a way to be like you”. Au vrai, Centenaire ne ressemble à personne.
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